Corruption, favoritisme, emploi fictif : le parquet national financier charge le système Bernardini à la mairie d’Istres

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C’est une bombe de 85 pages qui vient d’arriver sur les bureaux du maire d’Istres (Bouches-du-Rhône), François Bernardini, et de treize de ses proches. Au terme d’une enquête de plusieurs années, le parquet nationwide financier (PNF) dresse une synthèse qui montre la mise en coupe réglée de cette ville de près de 45 000 habitant·es. Il envisage désormais de les citer à comparaître devant la 32chambre correctionnelle du tribunal judiciaire de Paris.

Favoritisme à tous les étages, trafic d’affect, prise illégale d’intérêts, détournement de fonds publics et surtout corruption : François Bernardini, maire d’Istres depuis 2008, est soupçonné d’avoir orchestré une mainmise de la ville à son revenue et à celui de son réseau. « L’enquête [met] en évidence l’existence d’un cercle d’habitués réalisant des actes à caractère délictueux pour un intérêt privé », cingle le premier vice-procureur financier Aurélien Létocart. Il relève pas moins de treize dossiers dans lesquels le maire est soupçonné d’avoir oublié l’intérêt général. À quel revenue ? Asseoir sa place politique et son picture de maire bâtisseur en comptant sur ses solides amitiés mais aussi en tirer un revenue direct.

François Bernardini. © Photograph JML/Marsactu

Un pacte de corruption impliquant la fille du maire ?

Le principal entrepreneur mis en trigger, Philippe Cambon, est soupçonné d’avoir acheté les faveurs du maire, qui ne se faisait pas prier pour faciliter ses desseins, by way of la rémunération d’une des filles de ce dernier. Ce professionnel de la promotion immobilière et des travaux publics, 29 entreprises à son actif dont SAM Vérandas, est la determine de proue des profiteurs du système. L’enquête le présente comme le « corrupteur » de François Bernardini.

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